Le célèbre Van Morrison, considéré par beaucoup comme l'un des plus grands chanteurs du rock’n’roll, remet le couvert. Et pas n'importe quel couvert, un couvert avec un goût de live. Et ça s'appelle Astral Weeks – Live at the Hollywood Bowl.
Nommé ainsi d'après le superbe Astral Weeks (souvent cité dans les listes des meilleurs albums) dont il reprend les huit chansons en intégralité, plus deux autres tirées d'albums différents (dans la version 2009 de Astral Weeks – Live at the Hollywood Bowl), le disque se veut très peu produit. Morrison aurait ainsi déclaré ne pas aimer l'ambiance du studio d'enregistrement et préférer le feeling particulier du live. Il aurait donc demandé à ce que la production en soit réduite au minimum syndical.
Grand bien lui en fasse, qu'il respecte ses convictions, tant que le résultat est plaisant. La production se veut donc effacée mais reste très efficace, la voix et certaines guitares étant mises très en avant (peut-être trop parfois). On peine à croire d'ailleurs que le résultat soit totalement exempt de post-production, m'enfin l'idée est là et le résultat correspond finalement bien à la musique.
Côté musique, c'est du grand Van Morrison. Un mélange tout en nuances de folk rock sensuel, de jazz subtil et de blues. Et au dessus de cet ensemble instrumental fort sympathique s'élève la voix du maître. Parfaitement accompagné par la musique, il met en valeur toutes les émotions créées par son timbre original.
Il est clairement celui qui mène le jeu, la voix sortant franchement de l'ensemble instrumental, bien que celui-ci reste essentiel pour la soutenir. La musique arrive en tout cas facilement à son but : prendre l'auditeur par les sentiments.
VERDICT :
Tout en douceur et très calme, ce live est pourtant très loin d'être mièvre. Si vous recherchez un disque très détendu et retraçant avec fidélité un live d'un grand musicien, voilà exactement ce qu'il vous faut. A une époque où la majorité du commerce de la musique est axée sur de simples singles surproduits, proposer l'intégralité d'un album joué en live sans le retravailler impose tout de même un certain respect. La classe, quoi.